Le surdosage est l'erreur la plus répandue et la plus coûteuse. Il ne lave pas mieux : l'excès de produit se redépose sur le linge, irrite la peau, encrasse la machine et part dans les eaux usées.
La dose se règle sur le degré de salissure, la dureté de l'eau et la charge de la machine. La dureté s'obtient auprès du service des eaux ou de la commune, et l'écart de dose entre une eau douce et une eau très calcaire dépasse souvent le double. Une machine à demi remplie n'appelle pas une dose entière.
Les lessives modernes sont formulées pour agir à trente degrés, température qui suffit au linge peu sali et divise par trois la consommation d'énergie par rapport à soixante degrés. Un lavage à soixante degrés reste utile périodiquement, pour le linge de maison et pour éviter l'encrassement du tambour et des joints, où se développent biofilms et odeurs.
Toute opération de nettoyage combine quatre facteurs : l'action chimique, la température, l'action mécanique et le temps. Réduire l'un impose d'augmenter un autre. C'est ce principe qui explique qu'un lavage long à basse température donne un résultat équivalent à un cycle court et chaud.